Roisin-Autreppe. Terminus belge! Avant d’entrer en gare, les convois franchissait le monumental pont de 15 mètres qui enjambe la route vers Autreppe et la Grande Honnelle. Nous sommes à 11.123,15 mètres du point de départ de la ligne à Dour. La station de Roisin-Autreppe a présenté divers visages au fil du temps. La gare, dans sa forme finale, était constituée du vaste bâtiment principal construit selon le plan type de l’Etat de 1873, d’un hangar et d’une cour à marchandises équipée d’une rampe de chargement. Le bâtiment des voyageurs était équipé d’une très belle marquise en fer forgé. La gare était équipée de deux quais: celui de la voie 1 vers la France et celui de la voie 2 vers la Belgique. Ce quai « belge » était lui aussi jadis protégé par une marquise annexée à un bâtiment douanier disparu depuis les années 1920. Nous sommes à quelques centaines de mètres de la France... qui a toujours été tiède à propos de cet axe transfrontalier. En 1914, à la veille du conflit, les Français avaient, par prudence, stoppé le trafic international direct. En 1939, les rails frontaliers avaient été enlevés côté France.
vendredi 27 mars 2009
Roisin-Autreppe: charnière vers la France
Roisin-Autreppe. Terminus belge! Avant d’entrer en gare, les convois franchissait le monumental pont de 15 mètres qui enjambe la route vers Autreppe et la Grande Honnelle. Nous sommes à 11.123,15 mètres du point de départ de la ligne à Dour. La station de Roisin-Autreppe a présenté divers visages au fil du temps. La gare, dans sa forme finale, était constituée du vaste bâtiment principal construit selon le plan type de l’Etat de 1873, d’un hangar et d’une cour à marchandises équipée d’une rampe de chargement. Le bâtiment des voyageurs était équipé d’une très belle marquise en fer forgé. La gare était équipée de deux quais: celui de la voie 1 vers la France et celui de la voie 2 vers la Belgique. Ce quai « belge » était lui aussi jadis protégé par une marquise annexée à un bâtiment douanier disparu depuis les années 1920. Nous sommes à quelques centaines de mètres de la France... qui a toujours été tiède à propos de cet axe transfrontalier. En 1914, à la veille du conflit, les Français avaient, par prudence, stoppé le trafic international direct. En 1939, les rails frontaliers avaient été enlevés côté France.
Angre, fenêtre sur bois
Audregnies, la porte du Haut-Pays
La halte d’Audregnies ponctue l’entrée dans la verdure du Haut-Pays via la ligne 98A entre Dour et Roisin-Autreppe. La petite gare est née en 1882 avec l’arrivée du chemin de fer dans la zone. Les infrastructures de la gare d’Audregnies, située sur la droite de la Chaussée en se dirigeant vers Montignies-sur-Roc, étaient assez imposantes: toilettes, bureau des recettes et jardin de 11 ares doublé d’un autre de plus de 1,25 ares… la fierté du chef de gare! La station était pourvue d’une rampe de chargement, d’une vaste cour pavée pour le transit des marchandises, de quelques loges techniques pour les ouvriers de la voie. Le bâtiment principal, construit selon un plan très « fonctionnel » et sans recherche stylistique imposé par l’Etat depuis 1873, était doté d’un étage occupé par le chef de gare et sa famille.
Le point d’arrêt de la Cambuse
Wihéries: la ligne industrielle et la ligne de l'Etat
L’arrivée du chemin de fer dans le Haut-pays date du 1er mai 1882, jour de l’inauguration de la ligne entre Dour et Audregnies. Wihéries est le premier arrêt après la station « mère » de Dour. La station est implantée à cheval sur les villages d’Elouges et Wihéries, un choix politique et… géograhique. Politique car l’implantation de la gare « satisfait » les citoyens des deux villages. Géographique parce que le profil accidenté vers le Haut-Pays impose la ligne la plus droite possible. Initialement équipée d’un bâtiment provisoire en bois, Wihéries va se développer en halte et recevoir les honneurs d’un vrai bâtiment principal des voyageurs du type 1893 de l’Etat. Ici se croisaient la ligne industrielle de l'Ouest de Mons qui plongeant vers le charbonnage de Ferrand, et la ligne 98de l'Etat 98A qui filait vers le Haut-Pays... Notre photo de la Rue de la Fontaine à Elouges montre les ponts des deux lignes entre, vers la droite, en gare de Wihéries.De Dour vers Bavay et Valenciennes
Le village de Dour est relié à la France par Quiévrain via la gare d’Elouges par une ligne de chemin de fer inaugurée en 1873. Un deuxième débouché vers la France, par Roisin en désenclavant le Haut-Pays, verra le jour le 1er mai 1882, pour le tronçon « Dour-Audregnies », et le 12 juin de la même année, pour la section Audregnies-Roisin-Autreppe.Dour, la porte vers la France
La situation géographique du bourg dourois a fait de sa station une véritable plaque tournante vers l'Hexagone, vers Blanc-Misseron via la ligne 98, Elouges et Quiévrain (1873), vers Bavay, via la ligne 101 et Roisin-Autreppe (1882). Une aubaine pour les " frontaliers " de l'époque... Mais la vocation originelle du chemin de fer à Dour était essentiellement le transport de la houille, celle, notamment, de ce monstre de production qu'était la Grande Machine à Feu, connectée à la gare charbonnière douroise.
jeudi 26 mars 2009
Dour: attention au départ!
La ligne de Dour à Roisin-Autreppe comportait cinq gares (Dour, Wihéries, Audregnies, Angre, Roisin-Autreppe) et deux points d’arrêt (La Cambuse et Angreau). L'axe ferroviaire international a été mis en service en 1822 et fermé au trafic en 1960 (voyageurs) et 1961 (marchandises). Nous sommes au départ de la gare de Dour... un beau dimanche de 1945. Direction Roisin, le Chalet du Garde, la guinguette, le Caillou-qui-Bique, l'eau douce de la Grande Honnelle...
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